Depuis quelques temps déjà, l’idée d’une vie plus saine me titillait le cerveau. La vie citadine que je menais depuis de longues années, le bruit, le stress, la foule, mais également les plats préparés, la restauration rapide, la pollution ambiante… tant de choses que je commençais à ne plus supporter.
Mon expérience il y a deux ans dans un petit village à proximité de Montpellier m’avait mis l’eau à la bouche, je dois bien l’avouer. Quoi de meilleur que de manger tout l’été dans le jardin ? Une salade de tomates achetées au primeur du coin ou sur le marché, un petit rosé de la cave coopérative d’à côté, et des grillades entre amis.

Las ! Le travail m’ayant rappelé à Lyon, j’étais revenu à ma vie de goudron et de gaz d’échappements.
Un malheureux évènement m’a fait déménager – provisoirement à la base – dans la propriété familiale du Nord de la Drôme. Du provisoire, qui, au bout de presque six mois, commence à durer. A côté de mon – très petit – appartement en plein centre de Lyon, le « petit » château (400 m2 à vue de nez + dépendances) et son parc agréable (bien que non aménagé) m’ont séduit au point de ne plus vouloir le quitter.

Certes, le confort lyonnais est à cent lieues de la vie ici. Les volumes imposants des pièces sont difficiles à chauffer (pour celles qui sont chauffées !), sortir les poubelles signifie marche cinq bonnes minutes (ces jours-ci, dans la neige), le ménage prend énormément de temps et le plus proche cinéma (2 salles, écrans très modestes) est à plus d’un quart d’heure de route. Et bien entendu, il n’y a ni bus, ni tram, ni métro pour se déplacer.
Malgré ça, et même si j’attends l’été et le retour de la chaleur avec impatience, la vie y est agréable. Du bon air, presque pas de bruit, un parc pour se balader, et un arbre en face de la fenêtre, pas un immeuble. Les fruits ramassés dans le parc à l’automne sont délicieux, je m’en régale. Kiwis, pommes et kakis à volonté tout l’hiver ! L’isolement relatif de la propriété, en retrait des villages avoisinants, m’évitent en outre de supporter une foule indésirable.

Côté professionnel, j’ai lancé il y a peu de temps une boutique en ligne de produits naturels : miels biologiques, pains d’épices « maison », bougies artisanales, propolis naturelle, herbes aromatiques… de quoi se régaler et se soigner sainement.
Pour l’instant je profite de cette chance d’avoir à disposition un petit coin de paradis. Je ne sais pas encore combien de temps j’y resterai, mais ce qui est sur c’est que je ne m’enfermerai plus jamais de ma propre volonté au milieu du bitume.
Et vous, à quand votre mise au vert ?
Ryūta qui boit sa tisane, son chat sur les genoux…







